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Vous envisagez l’achat d’une Mégane, d’un Kadjar ou d’un Qashqai équipé du moteur 1.6 dCi 130 ? Excellente nouvelle : vous tombez sur un diesel apprécié pour sa sobriété. Mais attendez… il y a quand même quelques petites choses à savoir avant de signer. Parce qu’entre un bon exemplaire et un citron, la différence se joue souvent à quelques détails.
Lancé en 2011, ce bloc diesel code R9M a remplacé les anciens 1.9 et 2.0 dCi. Son objectif ? Offrir plus de puissance tout en consommant moins. Mission accomplie : avec ses 130 chevaux et ses 320 Nm de couple, il affiche souvent moins de 6 litres aux 100 km en usage routier.
On le retrouve sous le capot d’une ribambelle de modèles :
Chez Renault : Mégane III et IV, Scénic III et IV, Grand Scénic, Kadjar, Espace V, Talisman
Chez Nissan : Qashqai II, X-Trail III, Pulsar, certains Juke
Chez Dacia : Duster II (versions spécifiques)
Bonus surprenant : Même Mercedes l’a utilisé sur les Classe A, B et CLA entre 2012 et 2015, dans le cadre d’un partenariat Daimler-Renault.
Bref, ce moteur est partout. Ce qui explique pourquoi tant de gens se posent des questions sur sa fiabilité.

Commençons par le positif, parce qu’il y en a ! Ce moteur n’a pas équipé des milliers de véhicules par hasard.
Avec une consommation souvent inférieure à 6 litres aux 100 km en usage routier, c’est un vrai économe. Son couple de 320 Nm disponible dès 1750 tr/min rend la conduite souple, que vous soyez en ville ou sur autoroute.
Le niveau sonore reste raisonnable, surtout comparé aux anciens diesels. Pas de tracteur rugissant sous le capot – c’est déjà ça !
Les versions produites après 2016-2019 bénéficient d’améliorations matérielles importantes, notamment sur la lubrification et certains composants internes. Résultat : les gros problèmes sont moins fréquents sur les modèles récents.
C’est comme la différence entre un iPhone première génération et un modèle récent – même nom, mais beaucoup plus fiable.
Bon, maintenant parlons sérieusement. Le moteur 1.6 dCi 130 a quelques talons d’Achille qu’il vaut mieux connaître avant de craquer pour une belle affaire.
Le turbocompresseur à géométrie variable, c’est le point faible numéro un. Sur les modèles de 2011 à 2014, il peut s’user prématurément, parfois dès 40 000 à 60 000 km. Les causes ?
Les symptômes ? Perte de puissance, sifflements anormaux, consommation d’huile excessive. Et la facture ? Entre 1 200 et 2 000 € pour un remplacement. Dans le pire des cas, une casse moteur peut vous coûter jusqu’à 11 000 €. Oui, vous avez bien lu.
C’est la zone rouge. De nombreux propriétaires rapportent des casses moteur dans cette fourchette kilométrique, souvent liées à :
Les blocs produits avant 2015-2016 sont les plus touchés. Sur les modèles plus récents, Renault a apporté des correctifs, mais le risque n’est jamais totalement écarté.
Si vous faites principalement du trajet domicile-boulot de 10 km, attention. La vanne EGR s’encrasse rapidement, tout comme le filtre à particules (FAP). L’échangeur EGR et le collecteur d’échappement peuvent même se fissurer, provoquant des remontées de gaz dans l’habitacle. Pas glamour.
Vous visitez un véhicule d’occasion ? Voici les signaux qui doivent immédiatement vous alerter :
Bruits suspects :
Fumées inhabituelles :
Autres symptômes :
Si vous voyez un seul de ces signes, fuyez ou négociez très sérieusement le prix.
Les améliorations apportées après 2016 font vraiment la différence. Vous limitez considérablement les risques de gros pépins.
Un carnet d’entretien complet et à jour, c’est votre meilleure assurance. Vérifiez que :
Avant l’achat, une inspection mécanique complète est indispensable. Insistez sur :
Idéalement, visez une garantie de 12 à 24 mois. C’est votre filet de sécurité en cas de pépin.
Un véhicule qui n’a fait que de la ville aura un EGR et un FAP encrassés. Privilégiez un exemplaire qui a roulé sur autoroute régulièrement.
Si vous décidez quand même d’acheter un moteur 1.6 dCi 130, voici comment maximiser sa durée de vie :
Les essentiels :
Les bonnes pratiques :
Budget à prévoir :
Oui, s’il est bien entretenu, ce moteur peut dépasser 200 000 km, voire atteindre 300 000 km dans les meilleurs cas. Mais attention : les modèles de 2011 à 2015 présentent plus de risques. Privilégiez absolument les versions post-2016 qui ont corrigé les principales faiblesses.
Le turbo à géométrie variable (usure prématurée, fuites d’huile), les casses moteur entre 80 000 et 150 000 km, l’encrassement de la vanne EGR et du FAP en usage urbain, et les fuites d’huile au niveau du carter de distribution. Les blocs avant 2016 sont les plus touchés.
Entre 1 200 et 2 000 € pour le turbo seul. Mais si la défaillance du turbo entraîne une casse moteur (ce qui peut arriver), la facture peut grimper jusqu’à 11 000 €. D’où l’importance d’une surveillance régulière et d’un entretien rigoureux.
Privilégiez les trajets longs plutôt que les courts trajets urbains. Faites régulièrement des montées en régime sur autoroute ou voie rapide (une accélération franche de temps en temps nettoie le système). Adoptez une conduite dynamique et évitez de rouler constamment à bas régime.
Utilisez exclusivement une huile 5W30 ou 5W40 répondant aux normes Renault RN720 ou RN17, avec certification ACEA C3 ou C4. La qualité de l’huile est cruciale pour la longévité du turbo et de la chaîne de distribution. Ne lésinez jamais sur ce point.
Le mot de la fin : Le moteur 1.6 dCi 130 n’est ni un ange, ni un démon. C’est un diesel techniquement bien conçu qui demande de l’attention et de la rigueur. Bien entretenu, avec un historique limpide et une utilisation adaptée (trajets longs), il peut vous offrir de longues années de service. Mais il exige du respect. Alors faites vos devoirs avant l’achat, entretenez-le comme il se doit, et vous profiterez de sa sobriété sans mauvaise surprise !